Sport et patriotisme
Ne parlons même pas des soupçons de racisme... déjà rien que le fait (non contesté) que la fédération française de football ait envisagé de rationner les joueurs pas-complètement-français est symptomatique de la dimension politique, nationaliste, patriotique qu'a pris le sport.
Il ne s'agit pas de se dépasser, il ne s'agit même pas d'être meilleur que les autres sportifs, il s'agit de contribuer à faire que le pays ait plus de titres ou plus de médailles que les autres. Le sportif est au service de la nation, il lui appartient et il doit lui rapporter des titres de gloire.
Etonnez-vous après ça des dérapages haineux qui émaillent sporadiquement les matches de foot, sortes d'exutoires aux guerres, ou des monceaux de fric qui président à l'organisation des jeux olympiques... Rien de nouveau bien sûr, Hitler avait déjà fait des Jeux de 1936 un défilé du Troisième Reich.
Mais ceci n'est pas mon sport, ça n'a rien à voir avec mes idéaux ni mes motivations, et je persisterai à pratiquer mon art martial sans compter combien de mes copains de tatami sont arabes, vietnamiens, japonais, italiens, péruviens ou même corses !