Parano Universelle, 255ème chapitre

Publié le par Jazz

On va dire que je fais une fixette mais au lieu d'installer portiques de détection et "policiers référents" dans les lycées (au début j'avais entendu des "policiers raffarin"...), personne n'a pensé à y ré-installer des assistantes sociales - qui elles sont formées à écouter - ou des infirmières ? Ou quelques pions ? Ou des profs formés ?

 

C'est vrai, des faits divers récents l'ont amplement démontré, nos enfants ne sont plus en sécurité à l'école ou au lycée: une lycéenne qui s'interpose dans une bagarre est cueillie à son domicile en pyjama, menottée et emmenée en garde à vue, trois autres qui insultent la fille d'une commissaire sont arrêtés par une escouade qui investit leur lycée, menottés, fouillés et emmenés en garde à vue... la terreur règne !
Comment se protéger contre ces bandes armées en uniforme qui rôdent en permanence autour des établissements scolaires, interpellent nos enfants, les insultent, les molestent ? Installer des caméras ? Bah non, c'est eux qui les regardent. Faire intervenir les "grands frères"? Inutile, les agresseurs sont sourds à tout raisonnement. Arrêter leur chef, qui se ferait appeler Hortefeu à Volonté? Difficile, il est protégé en haut lieu.


Ouvrons les yeux, la répression et l'usage de la force ne sont pas le bon moyen de résoudre le problème. C'est l'éducation qui constitue la clé. Car trop longtemps négligés dans les plans éducatifs, mal formés aux réalités de la vie moderne, mal encadrés avec des méthodes obsolètes, il est normal que ces voyous soient devenus asociaux, qu'ils se soient constitués en bandes, à la recherche d'un chef à qui obéir aveuglément et du semblant de chaleur humaine qu'apportent les canettes vidées ensemble, unis par les règles absurdes de leur groupe et leur costume ridicule, tuant le temps en apprenant sur le tas comment mener un interrogatoire musclé, menotter, injurier, et tabasser un type qui crache par terre.
Mais rien n'est perdu, ayons foi en l'être humain ou ce qu'il en reste: puisqu'ils ont tant envie d'entrer dans les écoles, ouvrons-leur les portes, asseyons-les face au tableau (après confiscation des armes, comme c'est l'usage), et enseignons-leur les rudiments de l'histoire et des dérives des politiques totalitaires, de la biologie et des risques mortels du Taser, de la sociologie et de la place de l'individu dans le monde et dans la société, de la musique et de la beauté de la fugue (sans avis de recherche) chez Bach, de la philosophie et pourquoi l'opposé de la force n'est pas la faiblesse mais la violence...


Après tout, il suffit pour cela de transférer la moitié du budget du Ministère de l'Intérieur vers le Ministère de l'Education.

 

(Publié sur FaceBook, Avril 2010)

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