3ème dan
J'ai obtenu aujourd'hui, à l'issue d'un examen pratique de deux heures, le grade de 3ème dan en aïkido. Mon professeur m'a demandé si j'en étais fier. Sa question m'a surpris.
Content de moi? Oui; j'ai fait correctement ce qu'on m'a demandé, je me sentais bien sur le tatami, en forme, précis, souple, dans le temps, je maîtrisais la situation.
Heureux? Non; la réussite à un examen de grade n'est pas un évènement d'une grande valeur. La part de bonheur que je dois à l'aïkido réside dans la pratique quotidienne, la découverte, le rapport à l'autre, la transmission, pas dans la réussite à un examen.
Alors, fier?.... je ne vais pas porter ce grade comme une médaille. Il ne sera pas visible, je ne le mettrai pas en avant. Il ne représente pas un accomplissement, juste une étape sur une voie infinie. Non, je ne suis pas fier du grade. Je le suis d'avoir pu progresser au point d'avoir pu l'obtenir.