Trois questions sur une affaire médiatique récente

Publié le par Jazz

Le pot de terre n'a pas résisté à la collision avec le pot de fer. Mais le seul fait qu'une prolétaire guinéenne ait pu croire un instant que ses magouilles, ses relations et son passé glauque puissent résister aux investigations dans une affaire avec un homme politique de cette ampleur laisse deux hypothèses :
- soit il y a vraiment eu agression, et elle a été assez traumatisante pour que la réaction prenne le pas sur la prudence
- soit il y a tentative d'escroquerie par le double biais de l'exploitation d'un sujet - le viol - auquel la société occidentale, après l'avoir longtemps minimisé, est devenue hypersensible et d'une procédure judiciaire américaine qui fait la part belle aux arrangements sonnants et trébuchants.
Question #1 : si c'est la deuxième hypothèse la bonne, réalise-t-on la misère qui peut pousser à 'faire son trou' de cette manière ?

Après avoir chargé l'accusé avec virulence, la justice charge maintenant l'accusatrice avec la même virulence.
Question #2 : le traitement spectaculaire et manichéen de la procédure judiciaire américaine peut-il garantir un jugement neutre et serein ?

Et toute histoire de viol mise à part, il reste avéré qu'il y  a eu rapport sexuel illégitime.
Question #3 : Un homme qui, à proximité d'une échéance importante pour sa carrière, se laisse mener par la braguette, peut-il faire preuve du sang-froid requis pour diriger un pays ?
Tous ses prédécesseurs à l'Elysée ont montré que oui, mais ça peut faire un beau cheval de bataille pour Martine Aubry....

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