Mimi on en perd une !
Mimi Perrin a atteint la coda.
Dans la foulée d'Eddie Jefferson et de Lambert, Hendricks and Ross, elle avait créé les Double Six, le seul groupe de "vocalese" français qui souienne la comparaison avec les meilleurs américains. En peu de disques, enre 1959 et 1963, elle a démontré que les articulations du français étaient idéales pour coller des paroles hilarantes sur les solos d'origine des jazzmen, que le groupe interprétait (en re-recording) avec beaucoup de virtuosité. Son rôle était essentiel - d'ailleurs les Swingle Singers qui suivirent, avec quelques-uns des chanteurs et chanteuses du groupe n'ont jamais pu retrouver cette énergie et cette fraïcheur du chant jazz.
C'est plutôt Manhattan Transfer dans ses meilleurs moments (Four Brothers, Birdland ou l'album Vocalese) qui a le mieux perpétué la tradition, bien épaulé par Jon Hendricks.
Je me souviens il y a 25 ans d'un concert de Dizzy Gillespie à Paris, auquel elle assistait et où il l'avait fait applaudir par le public.
La voici par exemple dans Rat Race (elle prend le solo)
ou dans Scrapple from the Apple (1er solo)
Une grande artiste