Que reprocher à Mozart?
N'a-t-il pas su garder sa fraîcheur d'enfant? Un peu trop longtemps, peut-être... Dommage que le Requiem ait été sa dernière oeuvre!
Car là où Bach sublime les émotions, là où Beethoven les fouaille, là où Schubert les caresse, Wolfgang les évite.
Jeu aimable, appliqué, savant, ses partitions sont un joli recueil d'études pour futurs musiciens, qu'on jouera avec l'expérience sans trop y penser. Une sorte de piano-bar avec deux siècles d'avance. Ce n'est pas désagréable, ça engendre un certain bien-être primesautier. Pas du bonheur.
On n'échangerait pas un baril de Miles Davis pour deux de Mozart.
Publicité