Puisqu'on n'a rien à dire, parlons-en.
Un sondage donne les cotes de popularité des futurs candidats à la présidentielle: Sarkozy 37% / Hollande 52%. Le mois dernier, c'était 35% / 56%.
Le même jour, un autre sondage donne Sarkozy 34% / Hollande 53% contre 30% / 56% le mois dernier.
Il y a donc de 0 à 5 points d'écart entre deux sondages simultanés. Autant dire que la marge d'erreur des cotes, plusieurs points, est égale à la variation d'un mois sur l'autre et que ce n'est pas la peine d'épiloguer ad libitum.
Tout au plus peut-on conclure que le mou a pas mal d'avance sur le nerveux.
Ca n'empêche pas les media de titrer, selon leur biais d'opinion habituel:
"Sarkozy fond sur Hollande" et "Sarkozy reprend des couleurs" (France Soir)
"Nicolas Sarkozy remonte la pente" (Le Point )
"L'écart se resserre entre Sarkozy et Hollande" (Figaro)
"La cote de Sarkozy en hausse de quatre points" (TF1)
"La cote de Nicolas Sarkozy en hausse de deux points, mais reste basse" (Le Parisien)
"Sarkozy et Fillon en hausse" (Nouvel Obs)
En bref, on en apprend davantage par ces titres sur la couleur politique des journaux que sur la popularité de tel ou tel ambitieux
Et si au lieu de payer tous les mois des instituts de sondage, on demandait aux sacro-saintes agences de notation de nous donner directo la note des gars ?? Et pour combler la dette, on proposerait que l'Etat achète nos chers politiques le prix qu'ils valent et les revende au prix qu'ils croient valoir...