La photo, ça se prend ou ça se fait
Après avoir musardé avec des appareils photos numériques basiques, j'avais racheté d'occas' il y a quelques années un premier reflex numérique, un Nikon D70.
Un bon boîtier, avec pas mal de possibilités, assorti d'un très bon zoom 18-70, d'un télézoom Sigma 70-300 et d'un flash cobra évolué (Nikon SB600). Las... faute d'un capteur sophistiqué et d'un processeur assez puissant, ce boîtier sous-exposait systématiquement. Et surtout, faute d'un anti-poussière, après tout changement d'optique, sur ces clichés d'un ciel bleu uniforme au-dessus d'une mer de rêve, l'oeil ne voyait plus que ces immondes taches...Résultat: toutes les photos devaient être retouchés sur l'ordinateur, en exposition et pour supprimer les poussières. Ca cassait un peu le plaisir.
J'avais donc fini par me résoudre à utiliser un bridge Lumix doté d'un zoom à grand range. Un bon appareil aussi, polyvalent et pas trop encombrant, mais...
Eh bien je devenais nostalgique du temps où avec mon reflex argentique Minolta je pouvais me balader le nez au vent dans Paris toute une journée juste pour le plaisir de prendre des photos. Du temps où en fait j'avais appris à regarder le monde autour de moi, avec curiosité et pour en rechercher le charme, l'esthétique, l'étrangeté ou l'humour.
Je me suis donc résolu à remplacer le D70 par un boîtier plus moderne, performant mais pas trop cher. La solution évidente: un appareil sorti depuis quelques années, bien noté à sa sortie, et qui ne m'oblige pas à racheter les optiques, autrement dit un bon Nikon, boîtier nu, pas très récent. Donc le D90.
Après un mois d'utilisation enthousiaste, je suis comblé. C'est un excellent boîtier à un prix ultra-compétitif pour ceux qui ne sont pas passionnés par la video (assez rudimentaire), par la prise de vue acrobatique (pas d'écran orientable) ou par les photos sous la pluie battante (pas de joints anti-ruissellement).
En-dehors de ça, il a tout, à commencer par une splendide qualité image et une exposition parfaite (ça change de la sous-ex de mon D70), à continuer pêle-mêle par le traitement du bruit aux hauts Iso qui permet des photos de sport correctes en faible éclairage sans aller chercher des optiques à f/1.4, le testeur de profondeur de champ, le contrôle des flashs distants très utile pour les portraits, la grande facilité d'accès aux réglages à la volée (boutons divers et double molette), l'anti-poussière, le grand et très bon écran arrière, le viseur très lumineux et pratique malgré mes lunettes, ou le Live View un peu anecdotique pour moi (mais utile pour les prises de vue à mains surélevés).
C'est simple, j'ai redécouvert avec lui le plaisir de FAIRE DE LA photo plutôt que de PRENDRE DES photos.
Bientôt le retour des balades photos, dans Paris ou ailleurs...