La peur tue

Publié le par Jazz

Un grand gaillard de 48 ans, autiste, est mort dans la rue à Marseille, il y a une semaine.
Il y avait à ce moment-là un flic à genoux sur son dos en train de le menotter, et deux fliquettes qui lui tenaient les jambes. Tous les trois probablement morts de trouille de maîtriser un type de 1m90.
Ils étaient intervenus parce qu'une voisine, barricadée chez elle, trouvait menaçant le comportement du gars.
Lequel, quand il était en crise, se bornait à agiter les mains en roulant des yeux, selon sa soeur - et encore rien ne dit qu'il était en crise.
Tout incite à croire par contre que l'atmosphère nauséabonde de ceux-qui-ne-sont-pas-comme-moi-sont-suspects, qui survole le territoire depuis quelques années, n'a pas arrangé les choses pour la voisine parano et les policiers formés à l'interpellation musclée mais apparemment pas à l'option psychologie. Et on ne peut que plaindre ces 4 justiciers.
Car il y a finalement, face à un handicapé mental, 4 personnes paniquées, donc aussi incapables que lui de raisonner et de proportionner leur actions. Esclaves de leurs peurs.

Et de ce fait co-responsables d'un meurtre.

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