Exclusif: Les voeux du Résident de l'Elysée

Publié le par Jazz

Nous avons pu nous procurer le brouillon de l'allocution de M. N. Sarkozy, Résident de la République, pour ses voeux de nouvelle année. La version finale, que vous avez peut-être entendue, a été légèrement retouchée, et nous vous offrons donc celle-ci gratuitement. Profitez-en, il n'y en aura pas tant que ça, des choses gratuites, cette année !


Mes Chers Electeurs,

L'année 2011 s'achève. Elle aura connu bien des bouleversements.
Depuis le début de la crise, qui nous a conduits à plusieurs reprises au bord de l'effondrement, vous avez souffert, je sais. Vous finissez l'année plus pauvres, plus démunis de protection sociale, plus inquiets pour vos retraites et pour le chômage de vos enfants, grâce aux réformes que nous avons accomplies ces dernières années. Je pense notamment à la réforme des finances publiques qui nous a permis de supprimer des milliers d'emplois superflus dans les hôpitaux ou les écoles, et qui a permis à notre pays de garder la confiance des financiers mondiaux sans lesquels la crise n'aurait jamais eu lieu.

Et pourtant nous devons, contre toute logique, garder confiance dans l'avenir. Car si tant de pays ont sombré, notre pays a tenu grâce au courage et au sang-froid dont j'ai fait preuve depuis 3 ans et grâce à l'obéissance de mon gouvernement.

Mes chers électeurs,
Vous devez être courageux, nous devons être lucides.
L'année 2012 sera celle de tous les dangers si vous faites le mauvais choix, de toutes les espérances si, comme je le crois, vous comprenez où se situe le Bien.

Sortir de la crise, construire une nouvelle économie, ramener le chômage sous la barre des 0,01%, créer une nouvelle Europe, éradiquer définitivement la faim dans le monde, assurer une espérance de vie supérieure à 100 ans pour tous, envahir la Chine, voilà quelques-uns des défis qui nous attendent en 2012. Je veux vous dire ma conviction que si vous me suivez nous serons plus forts pour y faire face.

Dans cinq mois, nous avons une élection présidentielle. D'ici là, je vais continuer à vous expliquer à quel point mes décisions sont les bonnes car l'histoire de l'avenir de notre futur de demain et des décennies qui suivent s'écrit maintenant.
Après avoir sabré drastiquement dans les dépenses depuis 4 ans, nous allons dans les 5 mois à venir travailler en priorité pour la croissance, la compétitivité, la ré-industrialisation et le bonheur pour tous.

Trois sujets me paraissent dominer les autres.
Nous ne nous en sortirons pas en regardant sans agir ceux qui souffrent déjà d'une crise dont ils ne sont pas entièrement responsables. C'est pourquoi, ceux qui ont perdu leur emploi et survivent grâce aux allocations seront l'objet de toute notre attention. Nous devons changer notre regard sur le chômage, faire en sorte que l'expulsion des chômeurs devienne la priorité absolue, afin que chacun puisse se reconstruire un avenir loin d'ici.
Le deuxième sujet est celui du financement de notre protection sociale qui ne peut plus reposer sur les entreprises, si fragiles. Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les salariés.
Le troisième sujet, c'est celui des dérèglements de la finance. Il faut faire participer la finance à la reconstruction de notre pays par une politique de soutien des banques et d'allégement de leurs charges fiscales. C'est une question de morale.

 

Mes chers électeurs,
Mon devoir est de faire face et de vous protéger des tentations de voter pour le clown d'en face. Vous pouvez être sûrs que je continuerai à assumer jusqu'au bout le très lourd fardeau que vous m'avez confié.

Mes chers électeurs,
Je vous adresse ce soir tous mes vœux de bonheur pour cette nouvelle année électorale.
Vive la République ! 
Et vive la France !

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