Intervalle de méfiance
On apprend en cours de statistiques que le fait d'échantillonner une population pour en tirer des conclusions sur son ensemble induit une incertitude sur ces conclusions, qui est classiquement représentée par l'intervalle de confiance qui encadre cette conclusion.
Si par exemple on désire connaître la taille moyenne de la population française, on mesurera quelques milliers de personnes, on calculera la valeur moyenne de l'échantillon, par exemple 1,66m et on déduira de la taille de l'échantillon et de la variance des mesures que la moyenne de la population a par exemple 90% de chances de se situer entre 1,64m et 1,67m.
Bizarrement, quand un sondage d'opinion annonce que tel candidat recueillerait 27% des voix, il évite soigneusement de dire "90% de chances qu'il recueille entre 24% et 31%". Et quand deux sondgaes se contredisent, leurs auteurs, offusqués qu'on les soupçonne d'amateurisme ou de manipulation, s'abritent derrière la "marge d'erreur". Sans pour autant la publier.
Dans les sondages d'opinion, on est donc en droit de parler d'intervalle de méfiance...