Espoirs birmans
Au moment où la Corée du Nord, n° 1 de la liste, pourtant disputée, des dictatures mondiales assure la continuité de la dynastie avec le Un après le Il...
tiens, Roland Barthes devait avoir un avis sur ce paradoxe: le Un précède tout car il est indivisible; tout le reste n'est qu'une partie, une émanation de ce qui est uni, à l'égal de Dieu; le un précède le deux, il précède le Je, le ça, le Nous, le Il...
donc, disais-je, alors que cette dictature intronise le fils pour succéder au père... tiens, c'est comme chez nous avec cette famille qui nous fait de la Pen... au fait quelqu'un a des nouvelles de Bruno Maigrelet ?
bref, à l'heure donc où la Corée du Nord poursuit son grand guignol, la Birmanie, numéro 5 de la liste des dictatures, donne d'inattendus signes d'ouverture.
Après des entretiens médiatisés avec Aung San Suu Kyi, le pouvoir militaire libère des opposants politiques pour la troisième fois en trois mois, et laisse entrevoir la libéralisation de l'opposition. On voit mal comment cela pourrait relever d'un stratagème pour écraser les velléités démocratiques du peuple. Il faut donc croire à une véritable avancée vers l'ouverture et rester optimiste.
Mais vigilant tout de même, vis-à-vis du risque de reprise en main brutal ou de coup d'Etat des faucons; gardons en mémoire l'écart entre les espoirs en Egypte il y a un an et la répression récente des manifestations par l'armée...