Cioran

Publié le par Jazz

Ce n'est pas la peine de se tuer, puisqu'on se tue toujours trop tard

 

L'implacable, l'absolu pessimisme de Cioran, qui aura égrené ses syllogismes de l'amertume, en analysant dans un précis de décomposition l'inconvénient d'être né.

Mais il l'aura fait avec une attitude plus proche de la lucidité que du désespoir, comme une constatation irréfutable de l'absurdité de la vie, en laïc philosophe, sans s'interdire ni l'émerveillement devant la musique de Bach ni l'amusement devant l'omniprésence des paradoxes

 

J'ai cherché dans le doute un remède contre l'anxiété. Le remède a fini par faire cause commune avec le mal.

 

Le dernier pas vers l'indifférence est la destruction même de l'idée d'indifférence

 

Si je récapitule mes projets qui sont restés tels et ceux qui se sont réalisés, j'ai tout lieu de regretter que ces derniers n'aient pas eu le sort des premiers.

 

Le tout servi par une langue splendide, riche et précise, jamais pédante.

 

On doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance, même quand ils ont tort, sans pourtant perdre de vue qu'ils sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs.

 

 Tout comme le Journal de Jules Renard ou les Chroniques de la haine ordinaire de Pierre Desproges, il faut garder Cioran à portée de main.

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