Pour une fois, préoccupons-nous un peu de sécurité...

Publié le par Jazz

Apparemment, quand on a construit des centrales nucléaires près de la mer (il fallait bien de l'eau pour les refroidir), on a bien pensé qu'il fallait qu'elles soient assez solides pour résister aux tremblements de terre de la région. Mais on n'a pas trop prévu qu'un séisme en mer allait provoquer un tsunami, et que l'inondation qui en résulterait mettrait le circuit de refroidissement hors d'usage.
Apparemment, le talon d'achille des centrales, c'est le circuit de refroidissement. Il est complexe (échangeur), il est soumis à des risques de fuite, il lui faut de l'électricité pour fonctionner, et il est critique puisque l'eau soumise aux températures extrêmes du coeur a une fâcheuse tendance à se dissocier en oxygène et hydrogène, explosif. C'est déjà lui qui avait foiré à Three Miles Island et qui avait aussi failli provoquer un joli champignon à Saint-Laurent des Eaux en 1987 quand la Loire avait gelé...
Quant au circuit de sécurité, s'il peut merder pour la même cause que le circuit principal (ici une vague géante), il est tout simplement inutile.
Il n'est peut-être pas aberrant, après tout, de se demander si l'AMDEC des centrales nucléaires a été faite avec assez de sérieux.

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