Otages, ô désespoir
Il y a des otages un peu partout dans le monde: en Amérique (Colombie), en Afrique (Algérie, Nigeria, Somalie,...), en Asie (Afghanistan).
Parmi eux, 11 Français.
Dont 2 journalistes. Ces deux-là - dont on se rappelle que l'enlèvement a été accompagné de charmants sous-entendus de l'armée française sur le prix qu'allaient coûter les recherches, et qui doivent donc faire les frais des restrictions budgétaires... - ces deux-là font l'objet de rappels continus de leurs confrères à la radio et à la télé, et d'un concert géant au Zenith.
Quid des autres Français? On les évoque parfois à l'occasion des reportages sur les deux journalistes: " ...et des autres Français otages détenus dans le monde".
Quid des autres non-Français? Oh, pour eux, un journaliste français parlait benoîtement ce soir des "deux otages et leurs trois accompagnateurs"; eux n'ont même pas droit au nom d'otages...
Pour que les media français parlent de vous, mieux vaut être français et travailler dans les media...